Créer son entreprise au Maroc : les étapes, dans l'ordre
- Calculateur TVA : HT ↔ TTC Les deux taux en vigueur depuis 2026, la formule TTC → HT — et la TVA « cachée » dans une addition de restaurant, au centime.
- Facture, devis, bon de commande Le générateur des documents commerciaux : mentions de l'art. 145 du CGI, ICE, et le cas particulier de l'auto-entrepreneur.
- Auto-entrepreneur : le statut Ses taux, ses plafonds — et la règle du même client qui le rend coûteux pour un freelance à client unique.
- Carte auto-entrepreneur Trois pièces, quinze jours, gratuit chez Al Barid Bank — ce que la carte prouve et ce qui la fait tomber.
- Déclarer son chiffre d’affaires Mensuel ou trimestriel, paiement dans le même geste — et la radiation qui sanctionne une année sans déclaration.
- Certificat négatif : réserver le nom Deux pièces, deux jours — et la règle des 90 jours qui oblige à le prendre juste avant le dépôt, jamais des mois à l'avance.
- Registre de commerce : la liste officielle Les sept pièces exigées, la procuration qui doit être enregistrée, et l'article 50 que presque personne ne respecte.
- Centre régional d’investissement Délais ramenés à 30 jours pour l'investissement, échange de documents entre administrations, et un recours qui obéit à un autre texte.
- OMPIC : qui fait quoi L'office aux deux registres, ses 28 antennes — et ses quatre sites officiels, chacun pour une démarche.
- ICE : l'identifiant commun Quinze positions, une consigne officielle méconnue : votre ICE est probablement déjà sur votre certificat négatif.
- DirectInfo : vérifier une entreprise Statuts, dirigeants, bilans déposés : lire l'information officielle du registre — et ce qui se vérifie sans payer.
- Déposer une marque Recherche d'antériorité, formulaire M1, publication et opposition — le circuit officiel, et dix ans de protection renouvelable.
- Créer son entreprise en ligne DirectEntreprise réserve le nom, crée la société et dépose les actes — les 8 étapes officielles, dématérialisées.
- Identifiant fiscal et ICE (guide) Deux numéros, deux logiques — et l'outil public qui permet de vérifier une entreprise avant de contracter.
- SIMPL — portail des impôts (guide) Où l'entreprise déclare et paie : les téléservices, et la recommandation d'adhérer bien avant l'échéance.
- Immatriculation CNSS (guide) Dès le premier salarié : le numéro d'affiliation et ce qu'il conditionne.
Créer une entreprise au Maroc n'est pas une démarche, c'est une chaîne — et la première erreur consiste à la commencer par le milieu. Beaucoup réservent un nom avant de savoir s'ils ont besoin d'une société, et découvrent trois mois plus tard que leur certificat négatif est périmé.
L'ordre utile est celui-ci. D'abord la question du statut : exercer seul, sous les plafonds, sans salarié, relève du régime de l'auto-entrepreneur — trois pièces, quinze jours, ni capital ni greffe. Ensuite seulement, si une société s'impose : le nom, puis l'immatriculation au registre de commerce qui fait naître l'entreprise, puis l'identification fiscale et sociale.
Le Centre régional d'investissement accompagne ce parcours, sans se substituer aux administrations. La loi lui réserve d'ailleurs des délais plus courts pour les décisions nécessaires aux projets d'investissement, et un régime de recours qui lui est propre.
Une règle traverse toutes ces pages : nous ne publions aucun montant que nous n'avons pas lu dans le texte qui le fixe. Les taux et plafonds de l'auto-entrepreneur viennent du Code général des impôts et sont injectés depuis nos paramètres ; les droits de greffe et les tarifs du certificat négatif, eux, renvoient au guichet — parce que les textes tarifaires correspondants n'ont pas été lus dans leur version en vigueur.
Questions fréquentes
Par quoi commence-t-on pour créer une entreprise au Maroc ?
Par la question la plus simple : avez-vous besoin d'une société ? Si vous exercez seul, sans salarié et sous les plafonds, le statut d'auto-entrepreneur évite le certificat négatif, l'immatriculation au registre de commerce et le capital. Sinon, l'ordre est : certificat négatif, immatriculation au registre de commerce, identifiant fiscal et ICE, puis affiliation sociale s'il y a des salariés.
Le certificat négatif crée-t-il l’entreprise ?
Non, il réserve un nom. C'est l'immatriculation au registre de commerce qui donne l'existence juridique. Et attention au calendrier : l'immatriculation exige un certificat négatif original de moins de 90 jours.
Quels sont les taux et plafonds de l’auto-entrepreneur ?
0,5 % du chiffre d'affaires encaissé pour les activités commerciales, industrielles et artisanales, plafonnées à 500.000 DH par an ; 1 % pour les prestations de services, plafonnées à 200.000 DH. Ce sont des taux sur le chiffre d'affaires, pas sur le bénéfice : aucune charge n'est déductible.
Quel est le principal piège du statut d’auto-entrepreneur ?
La règle du même client, qui ne vise que les prestations de services : la part du chiffre d'affaires annuel encaissé d'un MÊME client qui dépasse 80.000 DH est imposée à 30 %, par retenue à la source opérée par ce client. Un freelance qui travaille pour un donneur d'ordre unique y perd l'essentiel de l'avantage.
L’inscription au statut d’auto-entrepreneur est-elle gratuite ?
Chez Barid Bank, oui. Les autres banques ont reçu délégation de Barid Al-Maghrib pour recevoir les demandes et prélèvent une commission qui varie d'un établissement à l'autre. La démarche est la même, le guichet change le prix.
Le Centre régional d’investissement fait-il tout à ma place ?
Non. Il coordonne et accompagne, mais l'immatriculation reste un acte du greffe et l'identifiant fiscal une affaire de la DGI. En revanche, la loi lui réserve des délais raccourcis pour les décisions nécessaires aux projets d'investissement, et un régime de recours propre en cas de rejet.
Sources officielles
- Loi n° 114-13 relative au statut de l’auto-entrepreneur — Bulletin officiel n° 6342 du 12 mars 2015 ; décret n° 2-15-258 du 10 avril 2015, Bulletin officiel n° 6353 du 20 avril 2015
- Loi n° 15.95 formant Code de commerce (article 50) ; décret n° 2.96.906 du 18 janvier 1997 relatif au registre de commerce ; arrêté du ministre de la Justice n° 106.97
- Loi n° 17-97 relative à la protection de la propriété industrielle ; décret n° 2.14.316 modifiant le décret n° 2.00.368
- Loi n° 55.19 relative à la simplification des procédures et des formalités administratives — Bulletin officiel n° 6866 du 19 mars 2020 (articles 16, 22, 23 et 24) ; loi n° 47.18 sur les centres régionaux d’investissement
- Portail national des procédures et formalités administratives (idarati.ma) — fiches « الشهادة السلبية », « الانخراط في نظام المقاول الذاتي », registre de commerce (consulté le 7 août 2026)
- OMPIC (ompic.ma) — pages « Missions », « Création et vie de l'entreprise », « Identifiant Commun de l'Entreprise » et « Dépôt de marque au Maroc » ; plateformes directinfo.ma et directentreprise.ma (consultées le 8 août 2026)
- Code général des impôts 2026 — taux et plafonds de l’auto-entrepreneur (articles 42 bis, 45 bis-II et 73), valeurs dans src/data/params-fiscaux.json
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