Congés payés : 18 jours par an — et plus avec l'ancienneté
Tout salarié a droit, après 6 mois de service continu, à un congé annuel payé de 1,5 jour de travail effectif par mois, soit 18 jours par an pour une année complète — et 2 jours par mois avant 18 ans. Ce socle grandit avec l'ancienneté : +1,5 jour par période entière de 5 ans, jusqu'à un plafond de 30 jours.
La durée selon votre ancienneté
| Ancienneté dans l’entreprise | Congé annuel |
|---|---|
| Moins de 5 ans | 18 jours |
| De 5 à 9 ans | 19,5 jours |
| De 10 à 14 ans | 21 jours |
| De 15 à 19 ans | 22,5 jours |
| De 20 à 24 ans | 24 jours |
Le point que presque tout le monde ignore : cette majoration d'ancienneté est un droit automatique (art. 232), pas un avantage à négocier. Les périodes de 5 ans se comptent même si elles ne sont pas continues, et la durée s'apprécie à la date du départ en congé. Un contrat ou une convention collective peut prévoir mieux — jamais moins.
Des jours « de travail effectif », pas des jours calendaires
Les jours de congé se décomptent hors jours de repos hebdomadaire, jours de fête payés et jours fériés chômés (art. 236). Conséquence pratique : si un jour férié tombe pendant vos congés, votre congé est prolongé d'autant (art. 235) ; de même, les jours de maladie pendant le congé ne sont pas décomptés. Pour l'acquisition du droit, un mois de travail correspond à 26 jours de travail effectif — ou 191 heures dans les activités non agricoles (208 heures dans l'agriculture), une équivalence utile pour les temps partiels et les mois incomplets (art. 238).
Pendant le congé : salaire maintenu
Le congé annuel est payé : vous percevez pendant votre absence l'équivalent de votre rémunération habituelle — que le simulateur brut → net vous détaille en net. Le droit au congé est d'ordre public : y renoncer contre de l'argent pendant l'exécution du contrat n'est pas prévu par la loi, et l'employeur qui empêche la prise des congés s'expose à des sanctions.
En fin de contrat : l'indemnité compensatrice
Démission, licenciement ou fin de CDD : les congés acquis et non pris sont dus en argent. Cette indemnité compensatrice de congé payé est l'un des postes du solde de tout compte, aux côtés du salaire des derniers jours et, le cas échéant, de l'indemnité de préavis. Côté entreprise, ces jours acquis sont une dette sociale qui s'ajoute au coût du salarié — une raison de plus de les suivre précisément.