Faire agir quelqu'un en votre nom, proprement
La procuration (ou mandat, encadré par le Dahir des obligations et des contrats) permet à une
personne de confiance — le mandataire — d'agir au nom du
mandant : retirer un diplôme, déposer un dossier, récupérer
un courrier. Le portail officiel du passeport en prévoit d'ailleurs un usage précis : quand le
représentant légal d'un mineur est empêché, il peut mandater un proche pour
accompagner l'enfant au dépôt de la demande. Même logique
à la conservation foncière : le formulaire de
demande de certificat de propriété
ouvre une case « représentant d'une personne physique bénéficiaire », et l'agence parle d'une
procuration spéciale — c'est-à-dire à objet nommé. Ce générateur compose le texte complet : identités et CIN des deux parties, objet
du mandat, limite aux actes sous seing privé, et zone de signature à légaliser.
Un objet précis, sinon rien
La qualité d'une procuration se joue dans son objet. Trop
vague (« faire toute démarche à ma place »), elle inquiète l'administration et vous expose ;
précise (« retirer mon diplôme de licence auprès de la FSJES de Rabat »), elle passe sans
difficulté. Les modèles proposés vous mettent sur ce rail — remplacez les crochets par les noms
exacts. Et ne signez jamais une procuration dont l'objet est laissé en blanc.
Ce que cette procuration ne couvre pas
Les actes exigeant une forme authentique — vente
immobilière, actes notariés ou adoulaires, la plupart des opérations bancaires — demandent une
procuration établie devant notaire ou adoul ; les démarches de véhicules passent par les
formulaires propres de la NARSA. Le document le rappelle noir sur blanc, pour qu'aucun
mandataire ne se présente au mauvais guichet avec le mauvais papier. Pour attester un fait vous
concernant, utilisez plutôt la
déclaration sur l'honneur ; pour solliciter une
administration, la demande manuscrite.