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Épreuves du concours de l'enseignement : où les points se jouent

La moitié des points des épreuves écrites du concours de l'enseignement ne mesure pas votre connaissance de votre matière. C'est la conclusion qui saute aux yeux quand on lit le tableau des coefficients tel que le ministère l'a publié dans l'avis de la session d'avril 2024 — et c'est l'inverse de ce vers quoi pointe la plupart des préparations qui circulent.

Le tableau des épreuves écrites

Épreuve Durée Coefficient
Épreuve dans la ou les matières de spécialité quatre heures 20
Épreuve de didactique de la ou des matières de spécialité deux heures 12
Épreuve de sciences de l'éducation deux heures 8

Relisez la dernière colonne. La spécialité pèse 20, et la didactique plus les sciences de l'éducation pèsent 20 également. Autrement dit, la moitié des points de l'écrit mesure autre chose que la matière : comment vous enseignez, comment vous construisez une séance, comment vous vous représentez les apprentissages et les erreurs des élèves.

Cela explique un phénomène que les candidats connaissent bien : un titulaire d'un diplôme supérieur dans sa discipline, parfaitement à l'aise sur le fond, échoue. Parce qu'il s'est préparé à un examen de matière alors que le concours évalue un métier.

La note de cinq : ce qui ne se rattrape pas

La règle publiée est explicite : ne sont admis à passer les épreuves orales que les candidats n'ayant obtenu, dans aucune composante des épreuves écrites, une note éliminatoire inférieure à cinq sur vingt.

Lisez-la précisément : la condition porte sur chaque composante prise isolément, pas sur la moyenne. Un candidat qui obtient 18 en spécialité et 4 en sciences de l'éducation est éliminé — alors même que sa moyenne pondérée serait confortable. L'épreuve la plus courte et la moins coefficientée est la plus dangereuse, parce que c'est habituellement la moins préparée.

L'épreuve orale : test professionnel et segment de leçon

Épreuve Préparation Présentation Entretien Coefficient
Passage du test professionnel, préparation et présentation d'un segment de leçon deux heures vingt minutes trente minutes 20

L'oral n'est pas ici un entretien de motivation : c'est une vraie préparation de deux heures, puis la présentation d'un segment de leçon en vingt minutes, puis un entretien plus long que la présentation elle-même. C'est dans cet entretien qu'apparaît la distance entre celui qui a appris une leçon et celui qui comprend pourquoi il l'a construite ainsi.

Il comporte lui aussi une note éliminatoire au même seuil : moins de cinq sur vingt met fin au parcours.

Avec un coefficient de 20 contre 40 pour l'écrit réuni, l'oral représente un tiers du total général, en une seule journée, après des semaines de préparation écrite. Le considérer comme une formalité une fois l'écrit franchi, c'est risquer un tiers de ses points.

Le « toussif » que tout le monde cherche

Beaucoup cherchent le « توصيف مباراة التعليم ». Le terme officiel du ministère est « مواصفات الاختبارات الكتابية » — spécifications des épreuves écrites —, et il publie effectivement des fiches portant ce nom pour les concours de recrutement du secteur de l'éducation.

Mais il faut dire la vérité entière : les fiches publiées pour la session d'avril 2026 concernent les assistants pédagogiques, les techniciens et les administrateurs de l'éducation nationalepas les cadres enseignants. Au 2 août 2026, il n'existe donc pas de fiche « spécifications » officielle distincte pour le concours d'accès aux centres régionaux.

D'où vient alors la structure des épreuves ? De l'avis de concours lui-même, qui est une source officielle à part entière : les deux tableaux ci-dessus en sont repris à l'identique. Qui vous vend « le référentiel officiel » du concours des cadres enseignants dans un dossier payant vous vend quelque chose que le ministère n'a pas publié sous ce nom.

Ce sur quoi on peut planifier, et ce sur quoi on ne peut pas

L'article 46 du décret n° 2.24.140 prévoit que les conditions, les modalités et les programmes des concours de recrutement sont fixés par arrêté de l'autorité gouvernementale chargée de l'Éducation nationale. Le programme n'est donc pas figé dans le statut : c'est l'avis qui fait référence, session par session.

En pratique, la constante raisonnable est l'équilibre lui-même — spécialité, didactique, sciences de l'éducation, puis oral avec segment de leçon. Les durées et coefficients cités ici sont ceux publiés pour la session d'avril 2024 : il faut les vérifier dans l'avis de la session en cours avant de bâtir un plan de travail dessus.

Avant l'épreuve, et après

Le calendrier est serré : pour la session d'avril 2024, quatre jours seulement séparaient l'annonce des candidats admis à passer l'écrit de l'écrit lui-même, et neuf jours l'écrit de l'oral. Il n'y a pas de temps pour commencer à se préparer après la publication des listes.

Consultez la candidature et le bon portail avant cela, et les listes et résultats après — on y trouve ce que beaucoup ignorent : la publication de la liste vaut elle-même convocation officielle, et aucune convocation individuelle n'est envoyée.

Questions fréquentes

Quelles sont les épreuves du concours de l'enseignement ?

Selon l'avis ministériel de la session d'avril 2024 : trois épreuves écrites — une épreuve dans la ou les matières de spécialité en quatre heures, coefficient 20 ; une épreuve de didactique de la spécialité en deux heures, coefficient 12 ; une épreuve de sciences de l'éducation en deux heures, coefficient 8 — puis une épreuve orale unique, coefficient 20.

Y a-t-il une note éliminatoire ?

Oui. L'avis prévoit que seuls sont admis à passer les épreuves orales les candidats n'ayant obtenu, dans aucune composante des épreuves écrites, une note inférieure à cinq sur vingt. Une bonne moyenne ne rattrape donc pas un effondrement sur une seule composante.

Qu'est-ce que le test professionnel ?

C'est la première partie de l'épreuve orale, telle que le ministère la nomme : « passage du test professionnel, préparation et présentation d'un segment de leçon ». Elle prévoit deux heures de préparation, vingt minutes de présentation, puis trente minutes d'entretien.

Le ministère publie-t-il un référentiel des épreuves ?

Le ministère publie des fiches « مواصفات الاختبارات الكتابية » (spécifications des épreuves écrites) pour les concours de recrutement du secteur de l'éducation — mais celles de la session d'avril 2026 concernent les assistants pédagogiques, les techniciens et les administrateurs, pas les cadres enseignants. La structure des épreuves du concours d'accès aux centres régionaux vient de l'avis de concours lui-même.

La maîtrise de la matière suffit-elle ?

Non. Le total des coefficients de l'écrit est de quarante, dont vingt pour la spécialité et vingt pour la didactique et les sciences de l'éducation réunies. La moitié des points de l'écrit ne mesure donc pas votre connaissance de la matière, mais votre capacité à l'enseigner.

Combien pèse l'oral dans l'ensemble ?

Coefficient 20 contre 40 pour l'écrit, soit un tiers du total général. Et il comporte lui aussi une note éliminatoire : moins de cinq sur vingt met fin au parcours.

Sources officielles

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